Au jardin.

Jardin Villemin, un après midi d’avril ensoleillé au allures de mois d’aout. Des oiseaux sifflotent pendant que des parisiens déjeunent, tout sourire, savourant un des premiers pic-nic de l’année. Je me contente de les observer, en essayant de les décrypter. Qui sont ils, ces parisiens? Et que font ils quand ils ne sont pas là, lascivement allongés sur l’herbe?
Il y en a de tout âges. Les petits nouveaux jouent, rient, et ne se rendent pas vraiment compte des choses. Les plus anciens eux fixent le paysage, et vivent dans le passé. Personne n’est vraiment préoccupé par l’avenir ici, l’instant présent prime sur un futur incertain. Trois cent mètres plus loin, une seule chose a changée. Les enfants sont toujours insouciant, les vieux toujours soucieux, ceux qui balancent entre deux âges mangent toujours des sandwich, mais plus les fesses dans l’herbe. La population intermédiaire n’est vraiment plus la même. La bas les gens se souciaient du paysage, ici la priorité est de maintenir propre les pantalons repassés avec précision. La moyenne d’âge en a profité pour doubler. J’étais définitivement mieux la bas, mais mon patrimoine génétique de blond ascendant roux (option coup de soleil) ne me permettant pas une longue exposition aux UV, j’ai été contraint de me réfugier sous un arbre, si on peut vraiment appeler ça un arbre. Avec ses quelques feuilles printanières, il offre à peu près autant d’ombrage qu’une plante d’appartement. Peu importe, je suis bien sous mon arbre pour observer les humains qui passent, et qui partagent un moment de leur vie, à leur insu.

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There is a time when we all fail.

Si la lumière s’éteint d’un coup, il me faudra du temps, beaucoup de temps pour m’habituer et voir à nouveau. Je ne suis pas sur de vouloir lutter. Autant attendre que le jour se lève, ou partir là ou il fait nuit toute l’année. Au fond la vie est plus belle dans le noir. Tout n’est qu’imagination, les limites n’existent plus. Fuir devient simple.

La nuit arrive, je la sens toujours. Alors quand elle est presque la, je me met en boule, dans un coin, et j’attends. J’attends qu’une main vienne m’aider à me relever, qu’un sourire me donne la force d’avancer. J’attends une bonne raison d’ouvrir les yeux.

Si mes lunettes sont pleines de traces de doigts, c’est que je met trop souvent mes mains devant mes yeux.

Je comprends, tu sais.

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Retour a la solitude, à la morosité, à l’ennuie. Je vis mal seul, quand toi tu t’y plais. Ca n’a pas toujours été comme ça. J’appréciais la solitude, avant. Mais maintenant, la solitude induit le manque. Le manque induit l’ennuie, la non-motivation. D’ailleurs, j’été motivé à écrire. Plus maintenant.

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Would you leave with me?

Quand je manque de quelque chose, je crache des mots. Ce soir je les vomis. D’ailleurs ma gorge me brûle. Je suis malade et je voudrais dormir. Et je ne peux pas. Et j’ai envie d’insulter le monde, et envie de te serrer dans mes bras. Je voudrais fumer, me faire éclater le cerveau, pour penser à autre chose, mais ma gorge égoïste ne me le permet pas.

La guitare me fait saigner les doigts. A moins que ce soit mes dents et mon inconscient, alliés contre mes ongles. Le resultats est le même. Je laisse ma vie s’échapper, à ma façon, je détruit en vitesse ce que j’ai construit lentement. Je rêve de fuir, de tout laisser derrière, de partir, et qu’on soit tout les deux pour vivre ça. Vivre chaque jour, découvrir des choses, parler à tout le monde, graviter autour du monde, se sentir vraiment humain, terrien, appartenant a l’humanité, partager sa vie, et prendre un peu de chaque vie que je croise. Mais je sais que c’est stupide, et que je serais seul. Mais j’aime y croire. C’est un sacré bordel.

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I don’t want a happy ending. I don’t want an end.

Je suis de retour au front après trois jours de permission. L’ennemi est plus fort que jamais, il possède mon corps, mes pensées. Depuis que je suis revenu, j’ai cette boule au fond de la gorge. Une masse d’angoisse, de manque. Mais j’avance mieux dorénavant, depuis que le doute est parti. Le brouillard c’est dissipé, et ma destination ne fait plus aucun doute. Je sais ou je vais, c’est juste une question de temps.

Chaque permission m’anéanti après coup, mais m’aide à avancer. Bien sur, les premiers jours sont difficiles, et les effets secondaires nombreux. J’ai perdu le sommeil, je ne le retrouve que près de toi, j’ai besoin d’être à,tes côtés pour fermer les yeux en paix. Mes volets resterons fermés jusqu’à l’été, le jour n’est pas une priorité. Je t’attend, mais tu n’aimes surement pas ça. Ne t’inquiète pas, je survie sans toi. Mais je ne vie qu’avec toi.

Je change mes plans, j’envisage des possibilités que j’avais écartées. Certaines causes valent plus que tout.

Tu es celle avec qui je peux parler de tout. Tu es celle que mes blagues débiles font rire, et celle qui me fait rire avec ses blagues débiles. Tu es celle dont le sourire efface mes angoisses. Je ne suis pas triste, tu sais. Du moins pas quand tu es la.

 

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J’ai le cerveau sous vide.

Je combat le manque en face à face, je fais taire mon cerveau, je l’hypnotise. Je lutte contre mes doutes et mes frustrations, le manque de toi, la peur du futur. J’évite le sommeil, j’étouffe dans ma fumée, j’évite mes pensées. Je regarde ta vie de loin, je compte les jours, et j’attend. Je me débat.

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Beau comme une bande annonce.

Quand je vais au cinéma, noyé dans la pub, il y a toujours cette bande annonce qui me donne envie d’aller voir un film. A travers ces quelques images, le tout parait parfait, on y voit que les meilleurs moments, les moments qui donnent envie de voir le reste.

Ce week-end, j’ai vécu avec toi ces moments qui devraient figurer dans la bande annonce de mon futur. Des moments sincères, joyeux, heureux. Je veux vivre ce film avec toi, en full HD dolby digital surround 5.1. Je l’achèterai même en DVD.

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